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	<title>P&#233;nombre, la vie publique du nombre</title>
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		<title>Avec ou sans g&#234;ne</title>
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		<dc:date>2012-05-11T11:11:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sarah Dirren</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Courrier-des-lecteurs,336-">Courrier des lecteurs</category>


		<description>Enfin, de l'eau au moulin de P&#233;nombre. En pr&#233;parant une &#233;mission de radio sur la filiation extramatrimoniale, je suis tomb&#233;e sur l'article de Jean-Paul Jean &quot;A la recherche du g&#232;ne perdu&quot;, sur le site internet de P&#233;nombre*. Il semblerait que les Britanniques soient plus infid&#232;les que les Fran&#231;ais&amp;hellip; &#224; moins qu'il faille encore une fois prendre ces chiffres avec pr&#233;caution. &lt;br /&gt;Voici un extrait du livre &quot;Procr&#233;ation artificielle, (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Courrier-des-lecteurs,336-" rel="directory"&gt;Courrier des lecteurs&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Enfin, de l'eau au moulin de P&#233;nombre. En pr&#233;parant une &#233;mission de radio sur la filiation extramatrimoniale, je suis tomb&#233;e sur l'article de Jean-Paul Jean &quot;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/04/08.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;A la recherche du g&#232;ne perdu&lt;/a&gt;&quot;, sur le site internet de P&#233;nombre&lt;a name=&quot;1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#note1&quot;&gt;*&lt;/a&gt;. Il semblerait que les Britanniques soient plus infid&#232;les que les Fran&#231;ais&amp;hellip; &#224; moins qu'il faille encore une fois prendre ces chiffres avec pr&#233;caution.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Voici un extrait du livre &quot;Procr&#233;ation artificielle, G&#233;n&#233;tique et Droit&quot;, (Publications de l'Institut suisse de droit compar&#233; n&#176; 4, Ed. Schulthess, 1986, p. 36), article de A. Campana : &quot;A un Symposium de la fondation CIBA, Law and Ethics of A.I.D. and Embryo Transfer, durant l'ann&#233;e 1992, Philipp mentionna que lors d'une analyse de sang dans le sud de l'Angleterre, on a trouv&#233; que 30% des hommes n'&#233;taient pas les p&#232;res biologiques de leurs enfants. Lors d'une recherche &#224; Edimbourg, Skinner a trouv&#233; que 15% des enfants &#233;taient issus de liaisons extra-maritales. L'importance du chiffre noir des enfants adult&#233;rins varie certes fortement selon le lieu et l'enqu&#234;te. Mais on peut dire avec certitude que ce chiffre noir est une r&#233;alit&#233;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sarah Dirren&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Radio Suisse romande&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;note1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#1&quot;&gt;*&lt;/a&gt; Article qui mettait en &#233;vidence combien les chiffres les plus fantaisistes circulaient dans les cercles officiels. NdR.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pollution</title>
		<link>http://www.penombre.org/Pollution</link>
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		<dc:date>2012-05-11T11:11:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Hugot</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Courrier-des-lecteurs,336-">Courrier des lecteurs</category>


		<description>Toutes mes f&#233;licitations pour votre d&#233;marche, qui ne peut que contribuer &#224; &quot;&#233;claircir&quot; le d&#233;bat public. Mais si faire un emploi erron&#233; ou abusif des chiffres et statistiques est pr&#233;judiciable, ne pas y recourir du tout l'est au moins autant. &lt;br /&gt;Je prendrais deux exemples tir&#233;s de l'actualit&#233; r&#233;cente. Une formidable campagne politico-m&#233;diatique s'est d&#233;velopp&#233;e autour du naufrage de l'Erika, d'o&#249; il se d&#233;gageait (y a-t-il eu une seule (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Courrier-des-lecteurs,336-" rel="directory"&gt;Courrier des lecteurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toutes mes f&#233;licitations pour votre d&#233;marche, qui ne peut que contribuer &#224; &quot;&#233;claircir&quot; le d&#233;bat public. Mais si faire un emploi erron&#233; ou abusif des chiffres et statistiques est pr&#233;judiciable, ne pas y recourir du tout l'est au moins autant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je prendrais deux exemples tir&#233;s de l'actualit&#233; r&#233;cente. Une formidable campagne politico-m&#233;diatique s'est d&#233;velopp&#233;e autour du naufrage de l'Erika, d'o&#249; il se d&#233;gageait (y a-t-il eu une seule contre-analyse dans les m&#233;dias ?) que le transport maritime est une vaste p&#233;taudi&#232;re, m&#234;lant &#233;quipages de fortune (comprendre : incomp&#233;tents et exploit&#233;s), pavillons &quot;de complaisance&quot; (comprendre : vaste fraude fiscale), navires mal contr&#244;l&#233;s (comprendre : organismes techniques achet&#233;s), etc. Tout cela mu par la &quot;recherche effr&#233;n&#233;e du profit&quot;. Le seul hic de ce beau tableau tient pr&#233;cis&#233;ment aux statistiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment se fait-il que depuis l'Amoco-Cadiz, il y a plus de vingt ans, il n'y ait pas eu une seule mar&#233;e noire sur nos c&#244;tes ? Et encore, celle de l'Erika repr&#233;sente &#224; peine un dixi&#232;me de celle de l'Amoco-Cadiz (20'000 tonnes de p&#233;trole r&#233;pandues contre 220'000). De plus les volumes transport&#233;s chaque ann&#233;e entre les deux dates n'ont sans doute (je n'ai pas les chiffres) rien &#224; voir. Il serait facile de montrer que la cargaison de l'Erika repr&#233;sente une goutte de p&#233;trole dans ce qui a &#233;t&#233; transport&#233; depuis 22 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Second exemple. Lors de la controverse au sujet de l'indemnit&#233; de d&#233;part per&#231;ue par Philippe Jaffr&#233;, certains ont oppos&#233; l'&#233;volution du cours de l'action d'Elf sous sa pr&#233;sidence, tendant &#224; montrer que l'ancien dirigeant avait bien m&#233;rit&#233; cette &quot;r&#233;compense&quot;. En laissant de c&#244;t&#233; la partie &#233;thique du d&#233;bat, ne fallait-il pas, dans ce cas, comparer l'&#233;volution du cours de bourse &#224; celui de la bourse fran&#231;aise dans son ensemble (qui a fortement progress&#233; durant cette p&#233;riode), et m&#234;me mieux &#224; celui d'autres entreprises du m&#234;me secteur (comme&amp;hellip; Total). Cela permettrait de relativiser la performance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une association comme la v&#244;tre ne pourrait-elle pas, sur des sujets comme ceux-l&#224;, r&#233;aliser des notes qui seraient envoy&#233;es &#224; quelques journalistes (puisqu'apparemment ils ne font pas ce travail, et s'empressent tout au contraire de hurler avec les loups) ? &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Baptiste Hugot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Service non compris</title>
		<link>http://www.penombre.org/Service-non-compris</link>
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		<dc:date>2012-05-11T11:01:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; Padieu</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Boulot-boulot-">Boulot, boulot</category>


		<description>Presse Oc&#233;an (7 avril 2000) se d&#233;sole que la r&#233;gion Pays de la Loire soit &#224; la 21e place (sur 22) pour les services : &quot;la part des services n'est pas &#224; la hauteur de son industrie.&quot; &lt;br /&gt;Toujours ce go&#251;t de la presse (et, du public) pour des palmar&#232;s dont il y a tout lieu de penser qu'ils ne veulent rien dire ! Et l'on est fier, ou bien vex&#233;&amp;hellip; &lt;br /&gt;L'article est bref, mais on peut comprendre ceci : la population active est analys&#233;e en quelques (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Boulot-boulot-" rel="directory"&gt;Boulot, boulot&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Presse Oc&#233;an &lt;/em&gt;(7 avril 2000) se d&#233;sole que la r&#233;gion Pays de la Loire soit &#224; la 21e place (sur 22) pour les services : &quot;la part des services n'est pas &#224; la hauteur de son industrie.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours ce go&#251;t de la presse (et, du public) pour des palmar&#232;s dont il y a tout lieu de penser qu'ils ne veulent rien dire ! Et l'on est fier, ou bien vex&#233;&amp;hellip;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'article est bref, mais on peut comprendre ceci : la population active est analys&#233;e en quelques grands secteurs : les deux gros morceaux sont l'industrie et les services (l'agriculture est tr&#232;s minoritaire ; on ne dit pas si l'administration est compt&#233;e dans les services). Dans un pourcentage total n&#233;cessairement &#233;gal &#224; 100%, si la part de l'industrie est plus forte que dans les autres r&#233;gions, m&#233;caniquement celle des services a toutes chances d'&#234;tre plus faible. Pour le dire autrement, pour que ceux-ci soient &quot;&#224; la hauteur de l'industrie&quot;, il faudrait n&#233;cessairement que la part de celle-ci soit moindre. Que peut vouloir dire un classement des r&#233;gions selon un tel pourcentage ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pourrait imaginer (ce n'est pas ce que le journaliste sugg&#232;re) qu'une &#233;conomie est &#233;quilibr&#233;e lorsqu'il y a une certaine proportion entre l'industrie et les services. On ne voit pas pourquoi il devrait y avoir un rapport entre les transports, les commerces ou les restaurants, d'une part, et l'industrie, de l'autre. Pas plus qu'il ne devrait y avoir, &#224; l'int&#233;rieur de celle-ci, un rapport fixe entre la construction m&#233;tallique, le textile et l'agro-alimentaire. Il y a des r&#233;gions touristiques, comme d'autres sont ax&#233;es sur l'a&#233;ronautique ou le travail du bois. Et alors ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou bien, on dirait qu'une industrie, pour bien fonctionner a besoin d'un niveau d'environnement de services. Il s'agit alors des &quot;services aux entreprises&quot;. De fait, le m&#234;me article rel&#232;ve que la majeure part du &quot;d&#233;ficit&quot; en services (55'000 emplois sur 90'000, pr&#233;tendument) concerne les services aux entreprises. Et m&#234;me ainsi ! D'abord, certains services peuvent sans inconv&#233;nient dirimant &#234;tre trouv&#233;s hors r&#233;gion (de m&#234;me que toutes les r&#233;gions sauf Paris sont d&#233;ficitaires en si&#232;ges sociaux). D'autre part, lesdits services aux entreprises sont souvent l'externalisation de fonctions que d'autres entreprises assurent en interne (comptabilit&#233;, transport, entretien et maintenance, contentieux, courtage, conseil juridique ou fiscal, formation, etc.). Il suffit qu'une industrie externalise plus ou moins de ces fonctions pour faire varier la part apparente respective des services et de l'industrie. Au total, que compare-t-on ? Si les pourcentages rapport&#233;s par cet article recouvrent une r&#233;alit&#233;, celle-ci est pour le moins composite et appellerait une explicitation plus fine que la brutalit&#233; d'un classement. &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ren&#233; Padieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img width='220' vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot; height='247' border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.penombre.org/IMG/Image/LB22/22_5(1).jpg&quot; alt=&quot;&quot; style='height:247px;width:220px;' /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;Illustration compos&#233;e &#224; partir de dessins de Raoul Dufy parus&lt;br /&gt;
dans Raoul Dufy, L'oeuvre en soi, ed. A. Barth&#233;l&#233;my 1998&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Ch&#244;meurs irr&#233;ductibles</title>
		<link>http://www.penombre.org/Chomeurs-irreductibles</link>
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		<dc:date>2012-05-11T11:01:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor Descombres</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Boulot-boulot-">Boulot, boulot</category>


		<description>Commentant les derni&#232;res statistiques du ch&#244;mage, La Croix (1er mars 2000) signale que la baisse du taux de ch&#244;mage &quot;approche peu &#224; peu d'un taux d'&#233;quilibre voisin de 8,5%&quot;. Et, d'expliquer que c'est, selon l'OCDE, &quot;le taux de ch&#244;mage structurel ou incompressible au dessous duquel on ne peut descendre sans provoquer des tensions inflationnistes.&quot; &lt;br /&gt;Les deux millions et quelques de ch&#244;meurs qui resteront lorsqu'on aura atteint ce (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Boulot-boulot-" rel="directory"&gt;Boulot, boulot&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Commentant les derni&#232;res statistiques du ch&#244;mage, &lt;em&gt;La Croix&lt;/em&gt; (1er mars 2000) signale que la baisse du taux de ch&#244;mage &quot;approche peu &#224; peu d'un taux d'&#233;quilibre voisin de 8,5%&quot;. Et, d'expliquer que c'est, selon l'OCDE, &quot;le taux de ch&#244;mage structurel ou incompressible au dessous duquel on ne peut descendre sans provoquer des tensions inflationnistes.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux millions et quelques de ch&#244;meurs qui resteront lorsqu'on aura atteint ce seuil seront tr&#232;s fiers de contribuer &#224; l'&#233;quilibre de l'&#233;conomie. On pourrait leur donner l'ordre du M&#233;rite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Victor Descombres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Pr&#233;caire</title>
		<link>http://www.penombre.org/Precaire</link>
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		<dc:date>2012-05-11T11:01:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Haug</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Boulot-boulot-">Boulot, boulot</category>


		<description>&quot;Etat des lieux&quot;, annonce La Tribune du 11 avril 2000, qui se pr&#233;occupe de &quot;d&#233;terminer exactement le nombre de pr&#233;caires en France.&quot; &lt;br /&gt;A la fin de l'article, non seulement vous ne saurez toujours pas combien ils sont, ni &quot;exactement&quot; ni m&#234;me approximativement, mais vous ne saurez m&#234;me pas de quoi il s'agit : qu'est-ce qu'un &quot;pr&#233;caire&quot; ? Or, tous les mesureurs, statisticiens ou autres, vous le diront : pour (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Boulot-boulot-" rel="directory"&gt;Boulot, boulot&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Etat des lieux&quot;, annonce La Tribune du 11 avril 2000, qui se pr&#233;occupe de &quot;d&#233;terminer exactement le nombre de pr&#233;caires en France.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
A la fin de l'article, non seulement vous ne saurez toujours pas combien ils sont, ni &quot;exactement&quot; ni m&#234;me approximativement, mais vous ne saurez m&#234;me pas de quoi il s'agit : qu'est-ce qu'un &quot;pr&#233;caire&quot; ? Or, tous les mesureurs, statisticiens ou autres, vous le diront : pour chiffrer quelque chose, il faut commencer par savoir de quoi on parle !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; &lt;br /&gt;
Pauvres travailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'article commence par signaler que &quot;si les prestations sociales n'existaient pas, 11 millions de personnes vivraient avec moins de 90 francs par jour&quot;, soit moins que le &quot;seuil de pauvret&#233;&quot;. Premi&#232;re remarque : si les prestations n'existaient pas, l'argent en question ne passerait pas l&#224; o&#249; il passe et passerait donc ailleurs. La soci&#233;t&#233; et l'&#233;conomie fonctionneraient autrement et nous ne pouvons savoir combien seraient au-dessous du seuil de pauvret&#233;. Ni m&#234;me, si celui-ci serait au m&#234;me niveau. Ce serait peut-&#234;tre mieux, peut-&#234;tre pire : nul ne peut le dire. Mais en tout cas, ce ne serait pas ce que donne un calcul o&#249; on pr&#233;tend enlever quelque chose en s'imaginant que le reste ne changerait pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seconde remarque, les gens dont on parle ici, ont un revenu faible : on peut dire qu'ils sont pauvres. Mais &#231;a n'a qu'un rapport indirect avec la pr&#233;carit&#233;. On y revient plus loin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reconnaissant implicitement cette diff&#233;rence, l'auteur change de terrain. Il passe &#224; celui de l'emploi. Or, une part notable des &quot;pauvres&quot; ci-dessus sont des personnes &#226;g&#233;es, pour lesquelles la question de l'emploi ne se pose pas. Au moins, il ne nous promet pas une r&#233;ponse : &quot;Si l'on s'int&#233;resse aux publics (au fait, pourquoi &lt;em&gt;publics &lt;/em&gt; ? nda) dans l'attente d'un emploi ou occupant un travail, d&#233;finir la &quot;pr&#233;carit&#233;&quot; reste encore tr&#232;s compliqu&#233;.&quot; Qu'il souhaite commencer par cette d&#233;finition est louable. Qu'il signale que c'est compliqu&#233; annonce d&#233;j&#224; que le titre de l'article ne sera pas honor&#233; : il n'y aura pas d'&#233;tat des lieux. Mais, plut&#244;t que de dire qu'on n'y parvient pas, quitte &#224; l'expliquer, voil&#224; qu'on nous embarque dans une bord&#233;e de chiffrages qui vont brouiller les choses plus encore qu'avec les &quot;pauvres&quot; d'abord &#233;voqu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a 1,4 million de &quot;sous-employ&#233;s&quot;, selon une d&#233;finition de l'INSEE (que l'article ne reproduit pas), &#224; quoi la CGT ajoute tous les ch&#244;meurs et une estimation &#224; 800'000 (dont on ne sait comment elle est faite) des personnes d&#233;courag&#233;es de se pr&#233;senter sur le march&#233; du travail : soit un total de 5,5 millions de sous-employ&#233;s. A ce stade, le journaliste nous dit que &quot;le concept de sous-emploi est plus restrictif que celui de pr&#233;carit&#233;. &quot;Entendons : selon cette vue, tout sous-employ&#233; serait pr&#233;caire et certains pr&#233;caires, viendraient s'y ajouter sans &#234;tre pour autant sous-employ&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur propose d'abord d'ajouter 518'000 int&#233;rimaires et 900'000 contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, soit &quot;environ 10% de la population active&quot;. Au passage, relevons que ces 10% repr&#233;sentent, nous dit-on, 1,4 million : alors que, plus haut, 1,4 million aussi de sous-employ&#233;s, d&#233;finition INSEE, ne repr&#233;sentaient, selon le m&#234;me article, que 6,2% de cette m&#234;me population active. Incoh&#233;rence. On a d&#251; changer de d&#233;nominateur. Et m&#234;me, la diff&#233;rence n'est pas mince : une moiti&#233; en plus ! A cette addition, l'auteur ajoute encore quelque 220'000 emplois solidarit&#233; et 1,145 million de RMI.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, l'auteur ne va pas au bout de son calcul et ne nous donne pas un chiffre global : il change de sujet encore, revenant d'une certaine fa&#231;on &#224; son premier th&#232;me : les revenus - en nous parlant du montant des allocations des ch&#244;meurs indemnis&#233;s. Montants forts in&#233;gaux dont il ressort que, pr&#233;caires ou pas, les ch&#244;meurs en question (qui ont &#233;t&#233; inclus dans le d&#233;compte pr&#233;c&#233;dent) ne sont pas tous pauvres. Et l'article s'arr&#234;te l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La pr&#233;carit&#233;, mode d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon ! alors, dans ce m&#233;li-m&#233;lo, qui est-ce qui est pr&#233;caire ou qui ne l'est pas ? Reprenons les choses &#224; la base : que veut dire &quot;pr&#233;caire&quot; ? Le Grand Larousse donne : &quot;qui n'existe ou ne peut se maintenir que par une autorisation r&#233;vocable. Et, par extension, qui n'offre nulle garantie de dur&#233;e.&quot; Aucune id&#233;e l&#224; de pauvret&#233; ; en revanche, une id&#233;e de dur&#233;e ou, plut&#244;t, de s&#233;curit&#233;. Il faut y regarder de plus pr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pauvret&#233; et pr&#233;carit&#233;, d'abord. Nous sommes tous expos&#233;s aux risques de l'existence. La vie en elle-m&#234;me est pr&#233;caire. Lorsqu'un accident survient, selon ce que c'est, nous y faisons mieux face si nous avons une r&#233;serve de ressources : un revenu suffisant, certes, mais aussi des &#233;conomies ou un patrimoine, mais &#233;galement une assurance, mais encore des relations (parents, amis). Sinon, l'accident peut avoir des cons&#233;quences f&#226;cheuses : c'est la possibilit&#233; de celles-ci qui constitue la pr&#233;carit&#233;. Le revenu est donc une protection contre la pr&#233;carit&#233; ; mais une protection parmi d'autres. Il faut donc appr&#233;cier la situation globale de la personne et non seulement son revenu pour d&#233;terminer si elle est ou non en position plus ou moins pr&#233;caire. Par ailleurs, le revenu en lui-m&#234;me peut &#234;tre pr&#233;caire. Dans ce cas, la pr&#233;carit&#233; de la personne r&#233;sulte de la co&#239;ncidence d'une perte de revenu et, par ailleurs, d'un accident. Vu ainsi, un revenu modeste mais assur&#233; conf&#232;re moins de pr&#233;carit&#233; qu'un revenu important mais al&#233;atoire. Certains m&#233;tiers tr&#232;s bien pay&#233;s sont aussi tr&#232;s instables. Parfois m&#234;me, s'ils sont si bien pay&#233;s, c'est qu'on prend en compte leur pr&#233;carit&#233; ! On voit que l'assimilation entre bas revenu et pr&#233;carit&#233; est tr&#232;s abusive. Le lien entre les deux existe, certes, mais il est indirect et pas toujours de m&#234;me sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Emploi et pr&#233;carit&#233;, ensuite. De nos jours, il semblerait que seuls les emplois &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e ne soient pas qualifi&#233;s de &quot;pr&#233;caires&quot;. Sans essayer de comprendre comment on en est arriv&#233; l&#224;, observons que ce n'est pas le sens pr&#233;cis du mot. Un emploi &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, justement parce qu'il est d&#233;termin&#233;, n'est pas incertain : donc pas pr&#233;caire. Une mission d'int&#233;rim, en revanche, l'est : du moins &#224; premi&#232;re vue. Toutefois, certains int&#233;rimaires (pas tous, certes) sont en pratique assur&#233;s de trouver une autre mission lorsque l'actuelle s'ach&#232;verait : c'est une question d'offre et de demande. J'avais regard&#233; &#231;a il y a trois ans (je n'ai pas suivi comment ce pourcentage a &#233;volu&#233; depuis) : il y avait environ 15% des int&#233;rimaires qui encha&#238;naient &#224; longueur d'ann&#233;e mission sur mission. Pour ceux-ci, m&#234;me en changeant d'employeur, ils &#233;taient s&#251;rs d'&#234;tre employ&#233;s : ils n'&#233;taient donc pas pr&#233;caires. Ce n'&#233;tait l&#224; qu'une minorit&#233;, soit ! mais &#231;a suffit pour dire qu'int&#233;rim et pr&#233;caire ce n'est pas pareil. De la m&#234;me fa&#231;on, un boulanger, un m&#233;decin ou un garagiste ont certes des clients fid&#232;les ; mais, ils n'ont aucune garantie que celui qui franchit leur porte aujourd'hui reviendra jamais. De ce point de vue, ils sont pr&#233;caires, puisqu'ils d&#233;pendent du bon vouloir de ceux qui viendront leur acheter leurs services et les paieront pour cela : qui sont en quelque sorte leur employeur. Mais, ils jouent sur un nombre important de clients, qui ne d&#233;serteront pas tous ensemble, et ceci conjure leur pr&#233;carit&#233; de la m&#234;me fa&#231;on que nos 15% d'int&#233;rimaires sont assur&#233;s d'un volant stable de clients instables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'inverse, dans la m&#234;me &#233;tude sur l'emploi, j'avais rencontr&#233; le directeur des ressources humaines d'un grand groupe de distribution : qui employait une masse sans cesse renouvel&#233;e de vendeurs embauch&#233;s &#224; temps plein ou partiel (parfois tr&#232;s partiel : une nocturne de 4 heures chaque semaine). Ce n'&#233;tait pas une main-d'&#339;uvre stable ; mais il me disait qu'il les prenait toujours en CDI (contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e) : parce que c'est compliqu&#233; d'&#233;tablir un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, tout comme de le r&#233;silier en cours de route si on y est amen&#233; ; tandis &quot;qu'il n'y a rien de plus facile que de mettre fin &#224; un CDI&quot;. De sorte que, aussi bien au sens propre du mot que juridiquement et qu'en pratique, un CDI est parfaitement pr&#233;caire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'en retiens qu'un emploi n'est en rien pr&#233;caire en fonction de sa forme juridique : il l'est en fonction des rapports de march&#233; qui existent entre les travailleurs d'une part et les employeurs de l'autre. Je tiens pour d&#233;nu&#233;es de signification les discussions &#224; propos de la pr&#233;carit&#233; suppos&#233;e de telle ou telle forme d'emploi. Sauf &#224; consid&#233;rer, d'un point de vue sociologique, que la confusion ainsi entretenue a une fonction : une fonction politique trouble. Et ceci, tant du c&#244;t&#233; des syndicats, que du M&#233;def et que des ministres masculins ou f&#233;minins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et les chiffrages dont on affuble ces d&#233;bats, que les protagonistes invoquent et se jettent &#224; la t&#234;te comme autant d'arguments pr&#233;tendus, et dont l'article ici comment&#233; n'est qu'un exemple parmi mille, ne sont qu'un vacarme statistique : qui a pour effet, sinon pour but, d'emp&#234;cher les int&#233;ress&#233;s de r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Haug&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img width='220' vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot; height='232' border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.penombre.org/IMG/Image/LB22/22_4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style='height:232px;width:220px;' /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rapprochements h&#226;tifs</title>
		<link>http://www.penombre.org/Rapprochements-hatifs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Jean</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-">S&#233;quence d&#233;linquance</category>


		<description>France-Inter, 2 mai, journal de 7 heures 30. Annonce de la campagne d'affichage sponsoris&#233;e par la soci&#233;t&#233; Dauphin qui placarde 13'000 avis de recherches avec des portraits d'enfants disparus. Sujet dramatique. Le journaliste commente : &quot;Chaque ann&#233;e 40'000 enfants disparaissent, essentiellement pour des fugues, la tr&#232;s grande majorit&#233; &#233;tant retrouv&#233;e.&quot; Sans insister sur l'expression &quot;la tr&#232;s grande majorit&#233;&quot; et ce qu'induit (...)

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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-" rel="directory"&gt;S&#233;quence d&#233;linquance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;em&gt;France-Inter&lt;/em&gt;, 2 mai, journal de 7 heures 30. Annonce de la campagne d'affichage sponsoris&#233;e par la soci&#233;t&#233; Dauphin qui placarde 13'000 avis de recherches avec des portraits d'enfants disparus. Sujet dramatique. Le journaliste commente : &quot;Chaque ann&#233;e 40'000 enfants disparaissent, essentiellement pour des fugues, la tr&#232;s grande majorit&#233; &#233;tant retrouv&#233;e.&quot; Sans insister sur l'expression &quot;la tr&#232;s grande majorit&#233;&quot; et ce qu'induit une telle formule, quel rapport de proportion entre les deux r&#233;alit&#233;s, celle des fugueurs et celle des enfants sans doute assassin&#233;s ? La campagne d'affichage concerne neuf enfants disparus depuis 1989 en France ou en Belgique qui n'ont jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;s. Est-il besoin d'en rajouter ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Jean&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Note de lecture</title>
		<link>http://www.penombre.org/Note-de-lecture</link>
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		<dc:date>2012-05-11T10:53:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Muchielli</dc:creator>

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		<description>Alain BAUER, Xavier RAUFER, &lt;br /&gt;Violences et ins&#233;curit&#233;s urbaines, &lt;br /&gt;Paris,Presses Universitaires de France &lt;br /&gt;(Que Sais-Je ?), 1998. &lt;br /&gt;Avec ce petit livre publi&#233; dans une collection bien connue, MM. Bauer et Raufer, respectivement PDG d'une soci&#233;t&#233; priv&#233;e de conseil en s&#251;ret&#233; urbaine et charg&#233; de cours &#224; l'universit&#233; Paris II, affichent une grande ambition : &quot;il manquait &#224; l'opinion, aux m&#233;dias, &#224; la classe politique un document concret, clair, bref, un (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-" rel="directory"&gt;S&#233;quence d&#233;linquance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Alain BAUER, Xavier RAUFER,&lt;br /&gt;
Violences et ins&#233;curit&#233;s urbaines,&lt;br /&gt;
Paris,Presses Universitaires de France &lt;br /&gt;
(Que Sais-Je ?), 1998.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Avec ce petit livre publi&#233; dans une collection bien connue, MM. Bauer et Raufer, respectivement PDG d'une soci&#233;t&#233; priv&#233;e de conseil en s&#251;ret&#233; urbaine et charg&#233; de cours &#224; l'universit&#233; Paris II, affichent une grande ambition : &quot;il manquait &#224; l'opinion, aux m&#233;dias, &#224; la classe politique un document concret, clair, bref, un livre qui allierait &#224; la description froide de la situation, la pr&#233;sentation d&#233;taill&#233;e des m&#233;thodes efficaces pour tenter de ma&#238;triser les violences urbaines&quot; (p. 6). Mais en r&#233;alit&#233; leur propos a aussi des vis&#233;es politiques puisqu'il s'agit de r&#233;aliser une prise de conscience face &#224; de nombreuses ann&#233;es &quot;d'aveuglement id&#233;ologique&quot; et de &quot;pieuses intentions&quot;, les auteurs d&#233;signant par l&#224; les politiques de pr&#233;vention mises en &#339;uvre depuis 1982 &#224; l'initiative de la gauche (p. 4-5).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, ce serait pr&#233;cis&#233;ment depuis ce moment que la situation se serait dramatiquement aggrav&#233;e : extension g&#233;ographique de la violence, pr&#233;cocit&#233;, r&#233;cidive et violence accrues des d&#233;linquants (p. 4). Enfin, cette aggravation g&#233;n&#233;rale serait &#224; relier &#224; l'immigration (p. 5, 30).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les enjeux g&#233;n&#233;raux pos&#233;s, reste &#224; &#233;valuer l'expertise dont se r&#233;clament les auteurs, notamment l'expertise statistique : &quot;le diagnostic pr&#233;cis et &#233;tay&#233; que nous proposons ci-apr&#232;s s'appuie sur l'observation clinique [?] de centaines de donn&#233;es v&#233;rifi&#233;es et minutieusement recoup&#233;es. Ces donn&#233;es proviennent elles-m&#234;mes de sources multiples (instances de r&#233;pression, minist&#232;res divers, centres de recherche universitaires, r&#233;gions et municipalit&#233;s, soci&#233;t&#233;s d'assurance, etc.), de fa&#231;on &#224; ce qu'elles se corrigent et se compl&#232;tent les unes les autres&quot; (p. 6-7). Mais des sources aussi diff&#233;rentes ne sauraient en aucun cas &quot;se corriger et se compl&#233;ter les unes les autres&quot; pour la raison qu'elles ne proc&#232;dent pas des m&#234;mes bases ni des m&#234;mes modes de calculs. Ce que trahit un tel raisonnement, c'est que les auteurs n'h&#233;siteront sans doute pas &#224; piocher ici ou l&#224;, dans des statistiques de provenances vari&#233;es, les chiffres qui sembleront le plus justifier les interpr&#233;tations qu'ils veulent faire passer aupr&#232;s du lecteur. C'est bien ce qui se produit tout au long du livre. Voici quelques exemples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Tant et plus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re affirmation du livre, on est interloqu&#233; : &quot;toutes les donn&#233;es disponibles montrent que, depuis 1982, la criminalit&#233; s'est enracin&#233;e dans plusieurs centaines de quartiers urbains et p&#233;riurbains de la France m&#233;tropolitaine. Des zones o&#249;, souvent sans partage, r&#232;gnent des d&#233;linquants toujours plus jeunes, toujours plus violents et toujours plus r&#233;cidivistes&quot; (p. 4). En effet, les seules &quot;donn&#233;es disponibles&quot; sur la d&#233;linquance, de fa&#231;on constante et durant cette p&#233;riode, sont les statistiques de police et de justice. Or, primo, ces donn&#233;es ne montrent pas de rupture de tendance en 1982. Pourquoi donc &#233;crire qu'un changement massif a lieu en 1982, sinon pour laisser entendre que ce changement n&#233;gatif est d&#251; &#224; l'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir ? Secundo, ces statistiques ne permettent pas de dire que les d&#233;linquants sont &quot;toujours plus jeunes&quot;. Elles distinguent les majeurs des mineurs, c'est tout. Et si la part des mineurs dans la d&#233;linquance enregistr&#233;e augmente, c'est seulement depuis&amp;hellip; 1993, et non de 1982. Quant &#224; savoir, tertio, si ces mineurs sont &quot;toujours plus violents&quot;, il faudrait pour cela regarder le d&#233;tail de cette hausse de la part des mineurs, infraction par infraction. Or, ce qu'un tel examen montre, c'est que les plus fortes hausses concernent la plupart des vols, l'usage, l'usage revente et le trafic de drogue (on rappellera qu'il s'agit essentiellement de cannabis), les destructions et d&#233;gradations de biens priv&#233;s et surtout publics, les outrages et violences &#224; agents de la force publique et le port et la d&#233;tention d'armes prohib&#233;s. Certes, les homicides, coups et blessures volontaires ainsi que les viols augmentent &#233;galement en chiffres bruts, mais cette augmentation n'est pas sp&#233;cifique aux mineurs : elle a lieu &#233;galement chez les majeurs. D&#232;s lors, il est bien difficile d'&#233;tayer l'id&#233;e de d&#233;linquants &quot;toujours plus jeunes et toujours plus violents&quot;. Ce th&#232;me constitue certes le fond de commerce de la presse &#224; sensation (&quot;Le chef de la bande avait 12 ans !&quot;, etc.), mais on attendait autre chose d'un ouvrage pr&#233;tendant offrir un &quot;diagnostic pr&#233;cis et &#233;tay&#233;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sensibilit&#233; de quartiers&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pages 9-10, pr&#233;sentant les &quot;caract&#233;ristiques communes des &quot;quartiers sensibles&quot; de la France m&#233;tropolitaine&quot;, on lit : &quot;Toxicomanie touchant parfois jusqu'au tiers des adolescents, les victimes &#233;tant souvent elles-m&#234;mes d'origine africaine ou maghr&#233;bine. &quot;Ce passage vise &#224; &#233;tablir une liaison entre drogue et immigration mais ne constitue en aucun cas un &quot;fait clair et pr&#233;cis&quot;. En effet, de quelle toxicomanie s'agit-il ? Drogue dure ou haschich ? Cela n'a rien &#224; voir dans la r&#233;alit&#233;, &quot;sur le terrain&quot; comme diraient les auteurs (qui ne semblent pas en r&#233;alit&#233; s'&#234;tre d&#233;plac&#233;s dans les quartiers dont ils parlent). Ensuite, le terme souvent est tout sauf pr&#233;cis. Dans quelle proportion exacte les jeunes d'origine africaine (rappelons que le Maghreb fait partie de l'Afrique) se droguent-ils dans ces quartiers ? Ensuite, combien sont-ils proportionnellement dans ces quartiers ? Si on ne le dit pas, on ne peut pas savoir s'ils se droguent plus que les jeunes d'origine fran&#231;aise. Et les chiffres donn&#233;s dans les pages qui suivent ne font qu'introduire encore davantage de confusion puisque l'on apprend d'abord que les &#233;coles et coll&#232;ges de ces quartiers &quot;comptent de 30 &#224; 80% d'enfants issus de familles non francophones&quot; (p. 10), ensuite que 17,6% des habitants de ces quartiers sont de langue maternelle &#233;trang&#232;re (p. 11), enfin que &quot;partant des statistiques disponibles, D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la ville, forces nationales de police, offices HLM, etc., estiment que [&amp;hellip;] les &quot;quartiers sensibles&quot; proprement dits regroupent en moyenne 40% d'&#233;trangers&quot; (p. 13). Nous v&#233;rifions ici le fait que, le premier chiffre &#233;tant issu des RG, le second de l'INSEE et le troisi&#232;me d'une sorte de moyenne entre des donn&#233;es inconnues d'organismes officiels qui n'ont rien &#224; voir entre eux, des sources aussi diff&#233;rentes ne peuvent en aucune mani&#232;re &quot;se corriger et se compl&#233;ter les unes les autres&quot; comme le pr&#233;tendent les auteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un exemple plus flagrant encore de manipulation du lecteur est donn&#233; page 23 avec le tableau VII dont la l&#233;gende est la suivante : &quot;Quartiers sensibles o&#249; se produisent des violences sp&#233;cifiques (&#233;meutes, etc.) visant &#224; prot&#233;ger le commerce des stup&#233;fiants, 1993-1997.&quot; En r&#233;alit&#233;, c'est cette l&#233;gende qui est quelque peu stup&#233;fiante. En effet, la d&#233;marche impartiale dont se r&#233;clament les auteurs consisterait &#224; donner des chiffres puis &#224; les interpr&#233;ter de fa&#231;on r&#233;flexive. Or ici, la l&#233;gende du tableau donne directement l'interpr&#233;tation en disant que les &#233;meutes visent &#224; prot&#233;ger le trafic de drogue. D&#232;s lors, plus besoin de discussion sur les motivations des &#233;meutiers, les chiffres se mettent &#224; parler d'eux-m&#234;mes et le lecteur est cens&#233; &#234;tre effray&#233; par une &#233;volution &#224; sens unique et univoque. Les &#233;meutes sont le fait des trafiquants de drogue qui veulent &#233;loigner la police de leur activit&#233;, un point c'est tout (cf. aussi pp. 59-60). Comme tout devient plus simple lorsque l'on proc&#232;de ainsi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux sources statistiques, la principale est produite par la section Villes et banlieues des Renseignements g&#233;n&#233;raux (RG). Or ceci pose de nombreux probl&#232;mes. En effet, tandis que les statistiques de police ordinaires traitent de l'ensemble de la d&#233;linquance et de la criminalit&#233; constat&#233;es sur le territoire national au moyen d'une grille d'analyse unifi&#233;e depuis 1972, les statistiques des RG sont toutes r&#233;centes et ne sont unifi&#233;es ni dans leur base ni dans leur mode de calcul. C'est en 1991 qu'est n&#233;e cette nouvelle section, avec pour mission l'anticipation des &#233;meutes. De fait, elle va rapidement &#233;tablir une cartographie des &quot;quartiers sensibles&quot; et tenter d'y mesurer l'ampleur des &quot;violences urbaines&quot; &#224; travers une &quot;grille d'&#233;valuation&quot; qui s'int&#233;resse avant tout &#224; l'ampleur des difficult&#233;s que rencontre la police dans ces quartiers&lt;a name=&quot;1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#note1&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. En l'espace de quelques ann&#233;es, les chiffres fournis par cette section vont indiquer une aggravation continue de la situation. Et c'est la raison pour laquelle ils int&#233;ressent tant Bauer et Raufer (p. 20-26). Mais ces chiffres sont-ils cr&#233;dibles ? Rien n'est moins s&#251;r : la base de calcul n'est pas stable dans le temps (le nombre de quartiers enqu&#234;t&#233;s a tripl&#233; depuis la cr&#233;ation de la section des RG) et la hausse refl&#232;te d'abord l'effet naturel d'aggravation continu propre &#224; tout nouvel instrument de mesure dans les ann&#233;es qui suivent sa mise en place. L. Bui-Trong, responsable de cet outil, l'a du reste implicitement reconnu&lt;a name=&quot;2&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#note2&quot;&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sciences humaines et tablo&#239;ds&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Quant aux sources d'interpr&#233;tation psychosociologique, les auteurs insistent sur l'inqui&#233;tante d&#233;socialisation des nouveaux d&#233;linquants : &quot;Pour la plupart, ni l'&#233;cole qu'ils fr&#233;quentent peu, ni des parents souvent d&#233;missionnaires, n'ont pu les doter d'une grille de r&#233;f&#233;rence leur permettant de distinguer l'autoris&#233; du tol&#233;r&#233; et de l'interdit. Enfin, ces adolescents ne sont pas pr&#233;par&#233;s psychologiquement aux sanctions pr&#233;vues en cas de transgression des interdits - si tant est que la soci&#233;t&#233; se d&#233;cide &#224; les appliquer&quot; (p. 27). Il s'agirait ainsi de jeunes &quot;sans rep&#232;res, ni moraux, ni sociaux, ni civiques&quot;. Sur quoi reposent de telles interpr&#233;tations psychologisantes ? H&#233;las principalement sur l'intuition des auteurs, aliment&#233;e par la lecture des faits divers de la presse d'information g&#233;n&#233;rale, en particulier deux quotidiens qui font leur miel du th&#232;me de l'ins&#233;curit&#233; et des faits divers s'y rapportant : Le Figaro et Le Parisien. A aucun moment, les auteurs ne font r&#233;f&#233;rence &#224; des travaux sociologiques ou psychologiques. La description emprunt&#233;e aux faits divers est cens&#233;e l&#224; encore &quot;parler d'elle-m&#234;me&quot;. A tel point, qu'on se demande du reste ce que vient faire la bibliographie (pourtant d&#233;j&#224; bien pauvre) qui figure &#224; la fin du livre. Ainsi, s'ils avaient vraiment lu le livre mentionn&#233; sur les statistiques de la d&#233;linquance&lt;a name=&quot;3&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#note3&quot;&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, ils n'auraient pas commis les erreurs m&#233;thodologiques que nous avons relev&#233;es&amp;hellip; Plus amusant encore : on se demande bien pourquoi les auteurs citent &quot;Surveiller et punir&quot; de Foucault ! Et la liste est longue : pourquoi citer les travaux de C. Bachmann, H. Lagrange ou encore S. Roch&#233; puisqu'ils ne sont jamais utilis&#233;s dans le texte ? En r&#233;alit&#233;, le livre de Bauer et Raufer repose fondamentalement sur deux pieds : des documents administratifs d'un c&#244;t&#233; (surtout ceux qu'&#233;laborent les RG), des coupures de presse de l'autre (surtout les faits divers et surtout la presse s&#233;curitaire). Ce qui ne suffit pas &#224; en faire un ouvrage de r&#233;f&#233;rence, encore moins un bilan de travaux scientifiques. Et nous ne nous en r&#233;jouissons pas car il s'agit d'un manuel certainement consult&#233; par de nombreux lecteurs n'ayant pas les connaissances suffisantes pour en faire la critique m&#233;thodologique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Laurent Muchielli&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;note1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. L. Bui-Trong, L'ins&#233;curit&#233; des quartiers sensibles : une &#233;chelle d'&#233;valuation, Les cahiers de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, 1993, 14, p. 235-247.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;note2&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;. Sur quelques secrets de fabrication&amp;hellip; Entretien avec Lucienne Bui Trong, Les cahiers de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, 1998, 33, p. 225-233.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;note3&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; Ph. Robert, B. Aubusson de Cavarlay, M.-L. Pottier, P. Tournier, Les comptes du crime. Les d&#233;linquances en France et leurs mesures, Paris, l'Harmattan, 1994.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>INSEEcurit&#233;</title>
		<link>http://www.penombre.org/INSEEcurite</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Jean</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-">S&#233;quence d&#233;linquance</category>


		<description>L'INSEE sait faire court. Son ouvrage de synth&#232;se France, portrait social, &#233;dition 2000, pr&#233;sente tous les grands sujets de soci&#233;t&#233; en chiffres cl&#233;s, par fiches th&#233;matiques. Deux pages sont consacr&#233;es au th&#232;me &quot;s&#233;curit&#233; justice&quot;, en vingt-huit lignes, quatre tableaux et un encadr&#233; m&#233;thodologique succinct. &lt;br /&gt;Parmi les quelques points mis en &#233;vidence, d'abord, celui tir&#233; des enqu&#234;tes de &quot;victimation&quot;. Il est &#233;crit en (...)


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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-" rel="directory"&gt;S&#233;quence d&#233;linquance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'INSEE sait faire court. Son ouvrage de synth&#232;se &lt;em&gt;France, portrait social&lt;/em&gt;, &#233;dition 2000, pr&#233;sente tous les grands sujets de soci&#233;t&#233; en chiffres cl&#233;s, par fiches th&#233;matiques. Deux pages sont consacr&#233;es au th&#232;me &quot;s&#233;curit&#233; justice&quot;, en vingt-huit lignes, quatre tableaux et un encadr&#233; m&#233;thodologique succinct.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les quelques points mis en &#233;vidence, d'abord, celui tir&#233; des enqu&#234;tes de &quot;victimation&quot;. Il est &#233;crit en ouverture de l'article :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;En France, au cours des ann&#233;es 1996-1997, pr&#232;s de 14% des m&#233;nages ont &#233;t&#233; victimes d'un vol de voiture ou d'un vol &#224; la roulotte. En deux ans 25% des personnes &#226;g&#233;es de moins de 25 ans ont &#233;t&#233; victimes de vols de voiture ou &#224; la roulotte, contre 13% de celles &#226;g&#233;es de 40 &#224; 69 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Sur la m&#234;me p&#233;riode, 6% des personnes de 15 ans ou plus ont &#233;t&#233; victimes d'une agression physique ou verbale. Chez les jeunes comme chez leurs a&#238;n&#233;s, les hommes sont par ailleurs plus expos&#233;s &#224; la violence que les femmes.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah bon ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureusement, en tout petit, &#224; c&#244;t&#233; du tableau correspondant, on lit que le pourcentage est calcul&#233; parmi les m&#233;nages possesseurs de voiture. Bien entendu, les personnes &#226;g&#233;es de plus de 40 ans ont plus les moyens de poss&#233;der une voiture que celles &#226;g&#233;es de moins de 25 ans et donc sont quantitativement, mais pas proportionnellement, plus expos&#233;es au vol de ou &#224; l'int&#233;rieur de leur voiture. Toutefois, il ne faudrait pas confondre propri&#233;t&#233; d'une voiture et risque d'exposition au vol. Le fait de poss&#233;der un garage, ou le lieu de r&#233;sidence, par exemple, change la donne. Le crit&#232;re de l'&#226;ge, pr&#233;sent&#233; dans ces conditions est-il pertinent ? A premi&#232;re vue, on aurait pu croire que l'on comptabilisait les vols de majorettes et de dinky toys (cela existe-t-il encore ?) dans les cours de r&#233;cr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Deux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le c&#244;t&#233; subjectif de l'agression verbale ferait douter de toute statistique en la mati&#232;re, et l'enqu&#234;te men&#233;e par l'Education nationale sur les violences en milieu scolaire s'est expos&#233;e aux m&#234;mes limites. Faudrait-il au moins pr&#233;ciser : &quot;les personnes interrog&#233;es d&#233;clarent&quot;&amp;hellip; Quant aux &quot;hommes plus expos&#233;s &#224; la violence que les femmes&quot;, l'affirmation para&#238;t trop g&#233;n&#233;rale. S'il &#233;tait av&#233;r&#233;, un tel retournement historique depuis N&#233;anderthal m&#233;riterait des explications compl&#233;mentaires, notamment sur la violence entre m&#226;les, la distinction violences &quot;domestiques&quot; et violences de voie publique, violences sexuelles et autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Patchwork&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les donn&#233;es p&#233;nitentiaires et de d&#233;linquance fournies en vrac, relevons :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;D&#233;lits et contraventions sont &#224; l'origine de neuf incarc&#233;rations sur dix&quot;, alors que le nouveau code p&#233;nal ne permet plus l'incarc&#233;ration pour simple contravention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;En 1997, la dur&#233;e moyenne d'incarc&#233;ration a diminu&#233;&quot;, en comparant 1997-1996, alors que le ph&#233;nom&#232;ne marquant de ces derni&#232;res ann&#233;es est l'augmentation constante de la dur&#233;e moyenne d'incarc&#233;ration pass&#233;e de 7 mois en 1990 &#224; 8,3 mois en 1998, sans rupture sur 1997 - 1996 &lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#note1&quot; name=&quot;1&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et tout le reste est &#224; l'avenant, puisque, pour compl&#233;ter ce patchwork, sont aussi choisis quelques chiffres de d&#233;linquance constat&#233;e d'une ann&#233;e sur l'autre 98/97, ce qui ne permet aucune compr&#233;hension des tendances r&#233;elles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est ce qu'on aime l'INSEE quand il fait long !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Jean&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a name=&quot;note1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#1&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; Source : base SEPT, administration p&#233;nitentiaire, chiffres m&#233;tropole.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cuisine lyonnaise</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>R&#233;daction</dc:creator>

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		<description>Nous avons re&#231;u de Jacques Magaud, se d&#233;finissant comme &quot;adh&#233;rent de P&#233;nombre, mais provincial&quot;, signe que l'association est per&#231;ue comme un peu trop parisienne, une copie d'un article paru dans le Progr&#232;s de Lyon (2 f&#233;vrier 2000) &#224; l'occasion de la conf&#233;rence de presse sur les statistiques de d&#233;linquance. Jacques Magaud dit de cet article &quot;il se suffit &#224; lui-m&#234;me ; le commentaire est inutile mais la lecture &#224; haute voix est du (...)

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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-" rel="directory"&gt;S&#233;quence d&#233;linquance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u de Jacques Magaud, se d&#233;finissant comme &quot;adh&#233;rent de P&#233;nombre, mais provincial&quot;, signe que l'association est per&#231;ue comme un peu trop parisienne, une copie d'un article paru dans le Progr&#232;s de Lyon (2 f&#233;vrier 2000) &#224; l'occasion de la conf&#233;rence de presse sur les statistiques de d&#233;linquance. Jacques Magaud dit de cet article &quot;il se suffit &#224; lui-m&#234;me ; le commentaire est inutile mais la lecture &#224; haute voix est du meilleur effet. &quot;On ne reproduit pas tout, mais on vous laisse essayer. Surtout, &#224; voix haute&amp;hellip;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Le ministre de l'Int&#233;rieur, Jean-Pierre Chev&#232;nement, avait d&#233;j&#224; indiqu&#233; le 12 janvier, que la d&#233;linquance g&#233;n&#233;rale &#233;tait &quot;rest&#233;e stable&quot; (+0.07%) par rapport &#224; 1998, celle des mineurs ayant diminu&#233; de 0,81% et celle sur voie publique (DVP) de 2,95%. Des chiffres globaux dont le d&#233;tail devrait relativiser la port&#233;e. Car cette &quot;stabilit&#233;&quot; est surtout due &#224; la baisse, sup&#233;rieure &#224; 3%, du nombre de faits constat&#233;s en zone gendarmerie qui comptabilise &#224; peine un tiers du total des d&#233;lits. Or, en zone de police, o&#249; la population est concentr&#233;e, le nombre de faits constat&#233;s est 17 fois sup&#233;rieur au taux de la d&#233;linquance globale de l'ann&#233;e. Quant au taux de criminalit&#233; pour mille habitants, il a cr&#251;, en 1999, pr&#232;s de six fois plus vite que l'augmentation globale de la d&#233;linquance.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, il n'y a plus qu'&#224; dig&#233;rer. L'avenir dira si 1999 &#233;tait un bon cru ou un cru exceptionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;daction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img width='220' vspace=&quot;0&quot; hspace=&quot;0&quot; height='223' border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.penombre.org/IMG/Image/LB22/22_3.jpg&quot; style='height:223px;width:220px;' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le maire et ses pairs</title>
		<link>http://www.penombre.org/Le-maire-et-ses-pairs</link>
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		<dc:date>2012-05-11T10:52:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Jean</dc:creator>

<category domain="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-">S&#233;quence d&#233;linquance</category>


		<description>&quot;Les tests, les questionnaires, les sondages d'opinion taraudent l'&#234;tre humain sans col&#232;re et sans haine, avec le d&#233;tachement blafard de la technique op&#233;rationnelle. On ne vous reproche rien. C'est pire, on vous enregistre. Nul ne songe &#224; vous inculper, ni &#224; tenir pour une faute que vous soyez ce que vous &#234;tes. Unit&#233;, vous servez &#224; calculer une moyenne qui se retournera contre l'unit&#233;. Au tribunal immat&#233;riel de la statistique vous n'avez pas (...)

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&lt;a href="http://www.penombre.org/-Sequence-delinquance-" rel="directory"&gt;S&#233;quence d&#233;linquance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Les tests, les questionnaires, les sondages d'opinion taraudent l'&#234;tre humain sans col&#232;re et sans haine, avec le d&#233;tachement blafard de la technique op&#233;rationnelle. On ne vous reproche rien. C'est pire, on vous enregistre. Nul ne songe &#224; vous inculper, ni &#224; tenir pour une faute que vous soyez ce que vous &#234;tes. Unit&#233;, vous servez &#224; calculer une moyenne qui se retournera contre l'unit&#233;. Au tribunal immat&#233;riel de la statistique vous n'avez pas enfreint les lois, puisqu'il n'y a pas de code, pas de r&#233;quisitoire, pas m&#234;me un lambeau d'hermine sur un bedon de juge. Mais vous &#234;tes juge. Juge avec des cubes, des croix, des lignes...&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;En exergue de ce dossier, une citation&lt;br /&gt;
extraite de &quot;L'extricable&quot; de Raymond Borde,&lt;br /&gt;
que nous a communiqu&#233;e Francois Pradel de Lamaze.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;paragraphe&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;lus sont-ils souvent mis en cause pour des d&#233;lits non intentionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La p&#233;nalisation outranci&#232;re serait chez les maires la premi&#232;re cause des non-demandes de renouvellement de mandat en 2001. L'association des maires de France (AMF) a lanc&#233; ce d&#233;bat qui a abouti &#224; une proposition de loi Fauchon et &#224; un rapport d'une commission mise en place par la Garde des Sceaux, pr&#233;sid&#233;e par le conseiller d'&#201;tat Massot. Le texte, qui devrait &#234;tre adopt&#233; par les deux assembl&#233;es en consensus, red&#233;finit le champ de la responsabilit&#233; p&#233;nale en mati&#232;re de d&#233;lits non intentionnels. Les donn&#233;es fournies nous laissent toutefois un peu sur notre faim.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Pr&#233;cisions et m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'appui de sa campagne de d&#233;nonciation des mises en cause abusives d'&#233;lus, l'AMF avait cit&#233; quelques exemples convaincants (un maire condamn&#233; pour un panneau de basket qui &#233;tait tomb&#233; sur un jeune) et lanc&#233; le chiffre - repris par toute la presse - de 850 &#233;lus et fonctionnaires territoriaux mis en examen, dont 50% pour des infractions involontaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon le Figaro du 1er d&#233;cembre 1999 qui avait effectu&#233; un efficace travail d'investigation, ce chiffre &#233;manerait de l'Observatoire des risques juridiques des collectivit&#233;s locales&lt;sup&gt;&lt;a name=&quot;1&quot; href=&quot;http://www.penombre.org/#note1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Jean-Paul Delevoye, pr&#233;sident de l'AMF, renvoyait quant &#224; lui &#224; un discours du ministre de l'Int&#233;rieur qui, dans une interview aux Echos du 23 novembre 1999, &#233;tait on ne peut plus pr&#233;cis : &quot;on dit un peu partout, mais cela reste &#224; v&#233;rifier, que les &#233;lus locaux seraient actuellement 800 &#224; faire l'objet de proc&#233;dures judiciaires&amp;hellip;&quot;. Martin Malvy, pr&#233;sident de l'Association des petites villes de France (APVF) affirmait de son c&#244;t&#233; en novembre 1998 que &quot;700 d&#233;cideurs locaux, dont 64 &#233;lus, sont actuellement mis en examen, et pour une grande partie d'entre eux, pour des faits non intentionnels.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, devant la commission Massot, la Chancellerie fournissait d'autres chiffres obtenus &#224; partir d'une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e aupr&#232;s des procureurs g&#233;n&#233;raux. Il y avait, au 1er avril 1999, 54 &#233;lus mis en examen pour des infractions non intentionnelles. De mai 1995 &#224; avril 1999, il n'a &#233;t&#233; retrouv&#233; la trace que de 48 d&#233;cisions rendues par la justice dont 24 classements, non-lieu ou relaxe et 14 condamnations (10 d&#233;cisions n'ont pas &#233;t&#233; pr&#233;cis&#233;es dans l'enqu&#234;te). Sur ces 14 condamnations en quatre ans, 12 ont &#233;t&#233; prononc&#233;es pour homicides ou blessures involontaires. R&#233;action du pr&#233;sident Delevoye &#224; cette enqu&#234;te : &quot;le vrai probl&#232;me, quels que soient les chiffres, c'est la condamnation m&#233;diatique qui suit toute mise en cause d'&#233;lu.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;A l'Int&#233;rieur aussi&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien entendu, les donn&#233;es fournies au d&#233;bat public sont difficilement comparables puisque certaines concernent des stocks et d'autres des flux, que la cat&#233;gorie &lt;em&gt;&#233;lu local&lt;/em&gt; est beaucoup plus restrictive que celle de &lt;em&gt;d&#233;cideur public&lt;/em&gt;, et que les cat&#233;gories d'infractions vis&#233;es sont diff&#233;rentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble &#233;tabli toutefois que les &#233;lus et &lt;em&gt;d&#233;cideurs publics&lt;/em&gt; soient de plus en plus fr&#233;quemment mis en cause dans des proc&#233;dures, essentiellement &#224; l'initiative de parties civiles. Ainsi, une &#233;tude du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, vers&#233;e au rapport Massot, r&#233;v&#232;le que 65 fonctionnaires de cette seule administration (hors la police), dont 27 pr&#233;fets, ont &#233;t&#233; mis en cause (mise en examen ou citation directe) depuis une date non pr&#233;cis&#233;e. Mais seules 13 mises en cause concernaient des d&#233;lits d'imprudence. Fin 1999, 17 proc&#233;dures &#233;taient toujours en cours. Sur les 48 termin&#233;es, 2 avaient abouti &#224; des condamnations, les 46 autres s'&#233;tant termin&#233;es par des d&#233;sistements, non-lieu ou relaxes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, le rapport de la Chancellerie relevait une augmentation forte des condamnations d'&#233;lus et d&#233;cideurs publics (286 en 1997 contre 69 en 1985 et 133 en 1987) pour des atteintes au devoir de probit&#233; (trafic d'influence, corruption, prise ill&#233;gale d'int&#233;r&#234;ts&amp;hellip;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernier chiffre. La France compte 36'773 communes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Jean&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt; &lt;br /&gt;
&lt;a name=&quot;note1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.penombre.org/#1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Selon le rapport de la commission des lois du S&#233;nat n&#176;177 du 20 janvier 2000, cette &#233;tude r&#233;v&#232;lerait que la moiti&#233; de ces 850 &#233;lus pour 1999, contre 300 en 1996 (chiffres &#224; l'&#233;vidence cumulatifs) aurait &#233;t&#233; mise en examen pour diffamation, 13% pour violation de la l&#233;gislation sur les march&#233;s publics, 1,5% pour corruption, 10% pour l'exercice de leurs pouvoirs de police.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;br /&gt;
P&#233;nombre, Juin 2000&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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